Chères Clientes, Chers Clients,
Samedi 28 février les États-Unis et Israël ont frappé l’Iran entraînant une instabilité sur les marchés financiers.
A ce stade, les yeux se focalisent sur la situation dans le détroit d’Ormuz, nœud stratégique pour le passage des matières premières (pétrole, gaz, produits raffinés, aluminium, fertilisants et bien d’autres).
Un blocage prolongé – pas uniquement physique, mais potentiellement indirect, notamment si les navires ne sont plus assurés – aurait des répercussions importantes : les producteurs de pétrole du Golfe se retrouveraient à court de capacités de stockage et seraient contraints de réduire leur production, ce qui entraînerait une hausse marquée des prix des matières premières ainsi que des perturbations majeures sur les chaînes d’approvisionnement.
C’est par ce canal que la crise pourrait impacter l’économie mondiale, au-delà du simple choc de confiance.
Toutefois, l’enlisement du conflit n’est pas dans l’intérêt des États-Unis, car il pourrait peser politiquement pour le président Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat (mid-terms), la hausse des prix du pétrole risquant de réduire le pouvoir d’achat de son électorat, une grande promesse de sa campagne, et par conséquent affaiblir sa popularité.
La durée du conflit et l’accès au détroit d’Ormuz seront donc clés pour les marchés financiers dans les prochains jours.
Les marchés actions, qui s’étaient bien tenus en février, montrent aussi un changement de dynamique avec de fortes rotations : l’Intelligence Artificielle (IA), moteur initial, suscite désormais des doutes, fragilisant plusieurs secteurs.
Malgré des valorisations élevées aux États-Unis, les résultats des entreprises restent solides.
Dans ce contexte mouvant, nous pensons que des opportunités seront à saisir. Nous maintenons ainsi nos positions sur l’Europe, les États-Unis et les machés émergents.
Sur les taux, nous réduisons à la marge la duration. Nous estimons en effet que le taux 10 ans américain pourrait revisiter la zone de 4,25 % dans un contexte plus inflationniste. La prudence est donc de mise en attendant d’avoir plus d’éléments sur la poursuite du conflit au Moyen-Orient : le juge de paix sera peut-être le prix du baril !
Sur une note plus positive à moyen long terme, une chute du régime iranien si elle devait se produire dans une transition ordonnée mais très hypothétique à ce stade, apporterait une stabilité géo-économique dans la région qui serait sans doute très positive pour les marchés.
Vous trouverez via ce lien » L’analyse mensuelle de nos experts (achevé de rédiger le 05/03/2026) ».
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Olivier Sinel et son équipe